J’ai posé le pied à l’aéroport d’Incheon un matin d’avril, un peu vaseux après onze heures de vol. Mon itinéraire corée du sud 2 semaines était calé, mais je n’imaginais pas à quel point ce pays allait me malmener les mollets et les papilles. En quatorze jours, j’ai enchaîné palais millénaires, randonnée volcanique et marchés de poisson à l’aube. Voici le tracé que j’ai réellement suivi, avec mes notes de terrain, les prix que j’ai payés et ce que je referais différemment.
Mon circuit de 14 jours résumé étape par étape
Ce tableau reprend l’enchaînement logique que j’ai testé : capitale, zone frontalière, berceau historique, ville portuaire et île UNESCO. Les temps de transport tiennent compte de mes propres déplacements en KTX et en avion low cost.
| Jours | Ville | Sites clés | Transport / durée |
|---|---|---|---|
| J1–J5 | Séoul | Gyeongbokgung, Bukchon, Namsan, Ikseon-dong, Hongdae, Gangnam | Arrivée à Incheon (AREX 45 min) |
| J6 | DMZ | Joint Security Area, observatoire | Excursion organisée (1 journée) |
| J7–J8 | Gyeongju | Tumulus, Bulguksa, Donggung | KTX depuis Séoul (2h) |
| J9–J11 | Busan | Gamcheon, Haedong Yonggungsa, Haeundae, Jagalchi | KTX depuis Gyeongju (30 min) |
| J12–J14 | Jeju | Hallasan, Udo, Bijarim, Manjanggul, Haenyeo | Vol depuis Busan (1h, dès 30 €) |
Séoul : cinq jours pour apprivoiser la mégalopole
Je me suis installé dans le quartier d’Insadong, près des ruelles de hanok. Dès le premier matin, j’ai filé au palais Gyeongbokgung pour la relève de la garde (10h00 et 14h00). L’entrée coûte 3 000 wons, gratuit si vous portez un hanbok. J’ai loué le mien pour 15 000 wons la journée dans une boutique derrière Anguk Station.
Jours 1 et 2 : palais, hanok et street food
Après la relève, j’ai arpenté le village Bukchon en semaine, avant 9h00. Les ruelles étaient encore silencieuses et j’ai pu photographier les toits sans personne. Le soir, j’ai traversé Insadong puis rejoint Gwangjang Market pour un plat de bindaetteok (galette de haricots mungo) et des tteokbokki. J’en ai eu pour 8 000 wons. À éviter : les échoppes qui affichent des menus en anglais avec photos trop léchées, leurs prix grimpent vite. J’ai appliqué le même réflexe qu’à Bali pour esquiver les attrape‑touristes (lire mes conseils pour Bali) : suivre les files d’attente de locaux.
Jours 3 à 5 : modernité, panorama et virée universitaire
J’ai consacré une journée entière à Ikseon-dong et ses cafés de hanok rénovés, puis je suis monté à la Namsan Seoul Tower à pied par le sentier de la forteresse (40 minutes de marche). L’accès à l’observatoire coûte 21 000 wons, mais la vue depuis la terrasse extérieure est gratuite et tout aussi belle. Côté Gangnam, j’ai testé un soin du visage dans une clinique de K-beauty pour 70 000 wons, une expérience déconcertante mais efficace. Le dernier soir, j’ai traîné dans le quartier étudiant de Hongdae pour un concert impromptu. Si vous avez plus de temps, mon itinéraire pour 3 semaines en Corée du Sud ajoute des étapes moins urbaines.
DMZ : une journée sous tension à la frontière
J’avais réservé mon excursion auprès d’une agence agréée trois semaines avant, via Koridoor. Tarif constaté en mars 2026 : 85 000 wons (environ 58 €) transport en bus inclus. Le passage à la Joint Security Area reste le moment le plus étrange du voyage : des soldats figés, une ligne de démarcation qu’on franchit symboliquement, un silence épais. Le guide a insisté sur le code vestimentaire : pas de jean déchiré, pas de tongs. Apportez votre passeport physique, la e‑Arrival Card ne suffit pas pour cette zone.
Gyeongju : deux jours dans la capitale du royaume de Silla
À la descente du KTX, j’ai posé mon sac dans une guesthouse à 50 mètres du parc des Tumulus. Ces monticules funéraires royaux s’alignent sous les cerisiers. J’ai loué un vélo pour 10 000 wons la journée, parfait pour relier les sites. Le temple Bulguksa, classé UNESCO, mérite au moins deux heures. L’entrée est à 6 000 wons. En fin d’après‑midi, j’ai attendu le coucher du soleil au palais Donggung ; la réflexion du pavillon dans l’étang valait bien les 3 000 wons du billet. Le soir, j’ai testé le ssambap, une spécialité locale d’une vingtaine de plats d’accompagnement, pour 15 000 wons.
Busan : trois jours entre mer et montagne
Le KTX m’a déposé à la gare de Busan en fin de matinée. J’ai filé directement vers Gamcheon Culture Village. Je m’attendais à une carte postale, j’ai trouvé un vrai quartier habité où des mamies vendent des graines de sésame grillées devant leur porte. Le ticket de visite (2 000 wons) donne droit à un petit plan, mais on peut s’en passer.
Plages et temples en front de mer
Le lendemain, j’ai pris le bus 100 jusqu’au temple Haedong Yonggungsa, perché sur les rochers. Arrivez avant 10h00, sinon les groupes de selfie sticks envahissent les escaliers. La plage de Haeundae était encore calme un lundi de mai : eau à 18 °C, parfaite pour piquer une tête rapide. J’ai terminé la journée au marché Jagalchi. Au deuxième étage, j’ai choisi un poisson vivant que la poissonnière a débité en sashimi sous mes yeux, 30 000 wons à partager à deux.
Jeju : l’île aux trois labels UNESCO
J’ai décollé de Gimhae à 7h00 avec Jeju Air, 32 000 wons. Le Hallasan était mon objectif numéro un. Le garde forestier m’a confirmé ce que j’avais lu : départ impératif avant 6h00 si l’on veut atteindre le sommet et redescendre avant la fermeture du sentier à 13h00. J’ai attaqué la piste Seongpanak à 5h20, lampes frontales allumées. L’ascension jusqu’au cratère Baengnokdam prend 4h30. Prévoyez 2 litres d’eau et des en‑cas.
Udo et les plongeuses Haenyeo
Le deuxième jour, j’ai pris le ferry pour l’île Udo (11 000 wons aller‑retour). Là‑bas, j’ai loué un vélo électrique pour 25 000 wons et fait le tour en deux heures. La glace à la cacahuète, spécialité locale, coûte 5 000 wons. En rentrant, j’ai assisté au spectacle des Haenyeo plongeant sans bouteille ; elles vendent ensuite des oursins frais à 10 000 wons l’assiette. Le billet d’entrée aux grottes de Manjanggul est à 4 000 wons, mais vérifiez les horaires : la dernière admission se fait 40 minutes avant la fermeture officielle.
Le budget réel que j’ai engagé pour deux semaines
Voici ce que j’ai dépensé en mars‑avril 2026, en voyageant seul, sans folie mais sans radinerie. Tous les chiffres sont en euros, convertis au taux de 1 € ≈ 1 470 wons.
- Vol Paris‑Séoul aller‑retour : 680 € (réservé 3 mois avant, avec escale).
- Hébergement (nuits en guesthouse milieu de gamme, 2 nuits en hôtel à Jeju) : 620 €.
- Train KTX (Séoul‑Gyeongju‑Busan) : 89 € (KORAIL Pass 3 jours).
- Vol Busan‑Jeju : 28 € (bagage en soute inclus).
- Transports urbains et bus interurbains : 115 € (carte T‑money).
- Nourriture et boissons : 240 € (moyenne de 10 € par repas).
- Activités, entrées, DMZ : 130 €.
- Pocket WiFi 14 jours : 54 € (partagé, retrait à l’aéroport).
- Total : 1 956 €, soit dans la fourchette médiane d’un itinéraire corée du sud 2 semaines.
Si vous optez pour des auberges de jeunesse et moins de restaurants, vous pouvez descendre autour de 1 500 €. À l’inverse, un hôtel 4 étoiles à Séoul et des dîners plus élaborés approcheront les 3 500 €.
Mes conseils pratiques pour un circuit sans encombre
La K‑ETA est suspendue en 2026, mais la e‑Arrival Card reste obligatoire : remplissez‑la en ligne trois jours avant l’arrivée, vous gagnerez une heure de queue à l’immigration. La barrière de la langue n’est pas un mur : dans les transports, les annonces sont doublées en anglais et en coréen. J’ai aussi utilisé la même méthode qu’en Chine (préparer son voyage en Chine sans parler un mot de mandarin), avec Papago et Google Lens pour les menus.
Pour les connexions, le pocket WiFi est un bon investissement ; certains cafés exigent un numéro coréen pour commander, mais le WiFi suffit à utiliser l’application de commande sur place. Pensez à acheter une carte T‑money en arrivant (2 500 wons la carte, rechargeable dans toutes les supérettes). Elle fonctionne aussi bien dans le métro de Séoul que dans les bus de Gyeongju.
Évitez les mois de juillet et août si vous ne supportez pas la chaleur humide ; j’ai testé une fois début août et j’ai abandonné l’idée de randonner. Le duo avril‑mai ou octobre reste imbattable pour les températures et les couleurs.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir pour un itinéraire de 2 semaines en Corée du Sud ?
Comptez entre 1 500 € et 3 500 € par personne, vol compris. Mon propre circuit a coûté 1 956 € en mars 2026, avec un confort intermédiaire. Les vols pèsent lourd (600‑1 200 € selon la saison).
Faut-il un visa pour la Corée du Sud ?
Les ressortissants français sont exemptés de visa pour un séjour touristique jusqu’à 90 jours. La K‑ETA est suspendue en 2026, mais la soumission d’une e‑Arrival Card reste obligatoire avant l’entrée sur le territoire.
Quels sont les immanquables d’un circuit de 14 jours ?
Ne partez pas sans avoir arpenté un palais de Séoul, traversé la DMZ, admiré les tumulus de Gyeongju au coucher du soleil et posé le pied sur le cratère du Hallasan. Chaque étape donne une facette différente du pays.
Comment se déplacer efficacement en Corée du Sud ?
Le train à grande vitesse KTX relie Séoul à Busan en moins de 3 heures, en passant par Gyeongju. Le Korea Rail Pass permet des trajets illimités sur 3 ou 5 jours et se rentabilise vite. Pour Jeju, privilégiez l’avion : le ferry est long et peu fiable.
Deux semaines suffisent‑elles pour voir la Corée du Sud ?
C’est le minimum pour goûter à l’essentiel sans courir. Mon itinéraire corée du sud 2 semaines couvre quatre régions contrastées. Avec plus de temps, je recommande d’ajouter Jeonju ou le parc de Seoraksan.
Jeju vaut‑elle vraiment le détour en seulement 14 jours ?
Oui, si vous êtes prêt à prendre un vol intérieur. L’île offre des paysages volcaniques qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur le continent. La randonnée du Hallasan et le spectacle des Haenyeo justifient à eux seuls les trois jours.
Deux semaines, c’est juste assez pour aimer la Corée, pas assez pour s’en lasser. Je suis rentré avec des ampoules aux pieds et des souvenirs précis : le goût du poisson cru au marché Jagalchi, le vent glacé au sommet du Hallasan, l’odeur de l’encre dans les ruelles d’Ikseon‑dong. Mon seul conseil : dormez une nuit dans un hanok à Gyeongju plutôt qu’à Séoul. C’est moins cher et le petit‑déjeuner à même le sol chauffant change tout.




