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Plus belles plages Tenerife loin de la foule à ne pas manquer

La dernière fois que j’ai posé ma serviette à Benijo, le vent du nord soulevait un sable noir si fin qu’il s’infiltrait partout. J’ai regardé le soleil descendre derrière les Roques de Anaga en me disant que Tenerife ne ressemble à aucune autre île pour les plages. En trois semaines sur place, entre deux randos dans le Parc Rural d’Anaga, j’ai enchaîné une quinzaine de plages, du sud bétonné aux criques improbables accessibles après des escaliers raides. Je vous livre ici les adresses qui méritent vraiment le détour, classées par ambiance, avec les prix, les pièges à éviter et les heures où tout change.

Playa de Las Teresitas : la plage de carte postale à deux pas de la capitale

Je l’ai testée un dimanche de mars, en pleine affluence locale. Las Teresitas détonne dans le paysage volcanique de Tenerife. Son sable blond a été importé du Sahara dans les années 70. La baie est protégée par une digue qui casse la houle, l’eau y est calme, presque tiède en fin de matinée. Les palmiers plantés en arrière-plan donnent un air de décor de cinéma.

La plage s’étire sur 1,3 km, assez large pour absorber la foule des week-ends. J’ai compté six rangées de transats le dimanche à 13h. L’accès est gratuit, le parking aussi si vous arrivez avant 10h30. Après, il faut tourner dans les rues adjacentes. Comptez 3 € la journée de stationnement sur le parking principal, tarif constaté au premier trimestre 2026.

Pour quel type de voyageur

Les familles avec jeunes enfants sont servies. L’eau est peu profonde sur 30 mètres, les douches fonctionnent, et une dizaine de chiringuitos servent des sardines grillées à 6 € l’assiette. En semaine hors juillet-août, vous trouverez de la place sans problème. Le samedi après-midi, c’est une autre histoire.

L’inconvénient que personne ne mentionne

Las Teresitas reste une plage urbaine. Le bruit de fond de la route TF-121 est perceptible quand le vent tourne. Et l’eau, bien que propre, n’a pas la transparence d’une crique sauvage. Pour du snorkeling, passez votre chemin.

El Médano : 2 km de sable doré volcanique et le paradis du vent

J’ai posé mon sac à El Médano un mardi de janvier. Le vent soufflait à 25 nœuds, les kitesurfeurs slalomaient entre les vagues, et j’ai compris en dix minutes pourquoi cette plage est classée parmi les spots mondiaux de planche à voile. La Playa de El Médano s’étire sur 2 km face à la Montana Roja, ce cône volcanique rouge qui semble posé là par erreur.

Le sable est mélangé, ni blond ni totalement noir, un gris mordoré qui chauffe moins que le sable clair de Las Teresitas. L’avantage de sa longueur, c’est que même en haute saison, vous trouverez un carré de sable à l’écart. Le kitesurf est cantonné à une zone dédiée au sud de la plage, les baigneurs restent au nord. L’accès est libre, le parking du front de mer coûte 1,20 € de l’heure selon les horodateurs relevés sur place.

Où manger sans se ruiner

Le centre d’El Médano concentre des cafés sans prétention où le barraquito, ce café canarien au lait concentré et liqueur, se paie 2,50 €. J’ai pris un déjeuner au Tamboril, restaurant face à la plage, pour 14 € : un plat de poisson frais avec papas arrugadas et mojo vert. Rapport qualité-prix imbattable pour une terrasse avec vue.

Les plages noires du nord : Benijo et El Bollullo, le Tenerife brut

Je suis descendu à Benijo un soir de février. Le crépuscule embrase les falaises des Rochers d’Anaga, le sable noir absorbe la lumière, et les formations rocheuses qui émergent à marée basse ressemblent à des sculptures. La plage fait à peine 300 mètres de long, elle est sauvage, non surveillée la plupart du temps, et la baignade y est dangereuse à cause des courants.

Le vrai spectacle, c’est le coucher du soleil. Je vous conseille d’arriver une heure avant, de grimper sur les rochers à droite de la plage, et d’attendre. Le parking est informel, le long de la route, aucune infrastructure sur place. Prévoir de l’eau et des chaussures, le sable noir chauffe à 60 °C en été.

À 25 km de là, El Bollullo joue dans la même catégorie. On y accède après 10 minutes de marche dans une bananeraie, depuis le quartier d’El Rincón. C’est une plage de sable noir battue par les vagues, avec un chiringuito qui sert des bières fraîches à 3 €. Fréquentation modérée, mais ne vous y rendez pas par fort vent du nord, les rouleaux peuvent surprendre.

Abama et Los Guíos : les criques de snorkeling et les falaises géantes

J’ai réservé une matinée à Playa de Abama après avoir lu les avis sur la clarté de l’eau. La crique est accessible par un chemin en pente depuis l’hôtel Ritz-Carlton Abama, dans la commune de Guía de Isora. L’entrée est libre, le parking coûte entre 2 € et 4 € selon la saison auprès du personnel de l’hôtel qui gère le petit espace en contrebas.

L’eau y est calme, protégée par une baie en arc de cercle. J’ai nagé avec des bancs de sars et un mérou curieux à 50 mètres du bord. Prenez masque et tuba, c’est l’intérêt principal. Le sable est gris clair, la plage fait 150 mètres, et à 11h en mars, nous étions 12 personnes.

À l’opposé de l’île, sous les falaises de Los Gigantes, la Playa de los Guíos offre un décor écrasant. Les parois verticales de 600 mètres plongent dans l’océan, la plage de sable noir est petite, souvent bondée. Le snorkeling y est moyen, mais la baignade avec les falaises en toile de fond reste une expérience mémorable. Accès par la route depuis le port de Los Gigantes, parking payant à 1 € les 45 minutes.

Les bassins naturels de Garachico : l’alternative quand les plages sont agitées

Un jour de houle forte, j’ai abandonné l’idée de me baigner sur la côte nord et j’ai filé vers Garachico. Les charcos, ces piscines naturelles creusées dans la lave, sont alimentées par l’eau de mer à marée haute. L’éruption du Trevejo de 1706 a façonné ces bassins, classés aujourd’hui parmi les sites de baignade les plus originaux de l’île.

L’accès est entièrement libre, sans horaires, et les escaliers métalliques permettent de descendre dans l’eau même quand la houle secoue la côte. J’y ai passé deux heures à alterner bain dans les bassins et observation des crabes. Le caletón, le plus grand bassin, fait environ 30 mètres de long. À l’heure du déjeuner, le restaurant El Caletón propose un menu du jour à 11 €.

Plages urbaines du sud : Los Cristianos, Las Vistas, Troya et El Duque

Le sud de Tenerife concentre le tourisme balnéaire entre Los Cristianos et Costa Adeje. J’ai testé quatre plages en une journée pour comparer. Playa de Los Cristianos est la plus abritée, avec une ambiance portuaire et des ferrys pour La Gomera en toile de fond. Eau calme, sable gris, transats à 4 € la journée.

Playa de Las Vistas a été réaménagée avec un brise-lames qui crée un lagon parfait pour la baignade. Un ponton en bois et une fontaine en mer rendent le lieu moins ennuyeux que les longues plages monotones. Juste à côté, Playa de Troya concentre les bars de plage et l’animation. En juillet, le volume sonore des enceintes peut dépasser ce que vous tolérez.

Pour éviter la foule, j’ai marché 20 minutes vers l’ouest jusqu’à Playa del Duque. Le sable est plus clair, les transats coûtent 6 €, les douches sont gratuites, et l’ambiance est nettement plus feutrée. C’est la plage des hôtels cinq étoiles de Costa Adeje, propre, léchée, un peu moins vivante.

La Tejita et Diego Hernández : les plages sauvages loin des complexes

À deux kilomètres au sud d’El Médano, la Playa de La Tejita s’étire sur 1 km face à la Montana Roja. Pas de constructions à l’horizon, un sable gris clair, du vent soutenu, et une zone où le naturisme est toléré à l’extrémité sud. J’y ai passé un après-midi tranquille, avec six ou sept autres personnes réparties sur toute la plage. Pas de chiringuito, pas de location de transats, juste un parking en terre battue et le bruit des vagues.

Encore plus confidentielle, la Playa de Diego Hernández se niche au sud de La Caleta. Pas de signalisation, un accès par un sentier escarpé, et une crique de 80 mètres où la nudité est pratiquée couramment. Le cadre est brut, sans services, et une source d’eau douce suinte des rochers à marée basse. Je ne la conseille pas aux familles, mais pour une baignade isolée, difficile de faire mieux.

Quelle plage choisir selon votre voyage

Après ces semaines à sillonner Tenerife, je résume ce que j’aurais aimé savoir avant de partir.

  • Vous voulez du sable blond sans surprise : Las Teresitas en semaine.
  • Vous cherchez du vent et de l’espace : El Médano, au nord de la plage.
  • Vous photographiez au coucher du soleil : Benijo, sans hésiter.
  • Vous voulez du snorkeling accessible : Abama, le matin.
  • Vous voulez éviter l’urbanisation du sud : La Tejita ou Diego Hernández.
  • Vous voyagez avec des enfants : Las Vistas, grâce au brise-lames.
  • La houle est forte sur la côte nord : les charcos de Garachico.

Un dernier conseil : la météo de Tenerife change radicalement entre le nord et le sud. J’ai quitté Puerto de la Cruz sous la bruine un matin pour me baigner sous 26 °C à El Médano 50 minutes plus tard. Consultez la webcam du port de Los Cristianos avant de choisir votre plage du jour, c’est le réflexe que j’ai adopté et il m’a épargné bien des déceptions. La diversité de Tenerife est sa plus grande force, exploitez-la au lieu de planter votre parasol au même endroit.

Questions fréquentes

Quelle est la plus belle plage de sable blanc de Tenerife ?

Las Teresitas, au nord de Santa Cruz de Tenerife, est la seule plage de sable blond clair de l’île. Le sable a été importé du désert du Sahara dans les années 70. L’eau est calme grâce à une digue protectrice et la plage mesure 1,3 km. Elle est très fréquentée le week-end, mieux vaut y aller en semaine.

Peut-on se baigner sur les plages de Tenerife toute l’année ?

Oui, la température de l’eau oscille entre 18 °C et 24 °C selon les mois. Les plages du sud comme El Médano ou Los Cristianos bénéficient d’un ensoleillement quasi permanent. La côte nord, où se trouvent Benijo et El Bollullo, connaît davantage de houle et de nuages entre novembre et février.

Quelle est la meilleure plage pour le snorkeling à Tenerife ?

Playa de Abama, dans la commune de Guía de Isora, offre les meilleures conditions accessibles depuis le rivage. L’eau y est claire, protégée, et la faune marine variée. Apportez votre propre équipement, aucune location sur place.

Y a-t-il des plages dangereuses à Tenerife ?

Plusieurs plages du nord présentent des courants forts et des vagues puissantes. Benijo, El Bollullo et certaines criques d’Anaga ne sont pas surveillées et peuvent surprendre les nageurs inexpérimentés. Les charcos de Garachico restent praticables même par forte houle si vous respectez les bassins protégés.

Les plages de Tenerife sont-elles gratuites ?

L’accès à toutes les plages de Tenerife est gratuit. Les frais concernent uniquement le stationnement, de 1 € à 4 € selon les sites, ainsi que la location de transats qui varie de 4 € à 6 € la journée. Les charcos de Garachico et les plages sauvages comme La Tejita n’impliquent aucun coût.

Où trouver une plage naturiste à Tenerife ?

La Playa de La Tejita et la Playa de Diego Hernández tolèrent le naturisme sur une partie de leur espace. La Tejita réserve son extrémité sud aux naturistes, tandis que Diego Hernández est fréquentée quasi exclusivement par ce public. Aucune signalisation officielle ne le mentionne, l’usage est informel.

Où garer sa voiture pour aller à Benijo ?

Le stationnement se fait le long de la route qui descend vers la plage, sans aménagement payant. En haute saison, les places sont rares après 16h. Il est conseillé d’arriver en début d’après-midi pour le coucher du soleil et de prévoir des chaussures adaptées pour le chemin escarpé.